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Comme le dit l'annonce aux habitants, Spring Hill est maintenant sans électricité
en attendant les agissements du Maire.
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 dream (melville)

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MessageSujet: dream (melville) Lun 22 Mai - 20:48

« But there's a scream inside that we are frightened »
ft. Melville

Un sourire, presque faux pour conclure la danse. Les quelques pas hésitants se font plus affirmés, les questions ont leur réponses, et par des regards observateurs, l'on finit par comprendre qu'il n'y a plus rien à redire. Jessie leur affiche sa moue de présentatrice, et se regroupant, l'agent et les visiteurs rejoignent l'entrée pour les derniers commentaires. Certains évoquent le plafond très haut, d'autres l'état inquiétant de la chaudière, mais le couple qui est toute ouïe aux moindres recommandations reste muet. Simplement charmé par la villa. Au seuil de la porte, l'aînée Blossom sert la main à tous sans grande conviction, un peu égarée dans tout les mots qui s'échappent. Le nez levé, le regard rivé vers le ciel, elle reprend le contrôle en accomplissant une dernière poignée de main:

«  Très bien, écoutez, vous avez mon numéro de téléphone. S'il y a quoique ce soit, téléphonez. Bonne fin de soirée. »

Jessie fait demi-tour et rentre dans la maison faire un dernier tour. Elle marche, elle va, elle contourne le mobilier, elle fait les cent pas sans dire mot, inspectant une dernière fois les lieux. Mais, elle sait qu'elle ne fait pas cela pour admirer les tableaux, et tapisseries. Elle le sait que ce n'est qu'une mascarade, grossière et impolie pour ne pas rentrer à l'appartement où la vérité l'attend. Vérité qui lui rappelle qu'elle pourrait être là, à deux pas de la mer, presque heureuse, qu'elle doit partager son intimité avec des étudiants pour survivre dans cette jungle financière. Vérité qui lui rappelle l'hypocrisie de son sort, qu'elle ne connaîtra pas le bonheur, ou du moins qu'en cartes postales. Parce qu'elle a beau envier la villa, la richesse, la fortune à laquelle elle a un jour eu droit, ce qui lui manque, c'est la raison de vivre, de se battre, de continuer. Elle continue pour pas tomber, parce qu'elle sait que personne ne pourra la rattraper; mais elle veut tomber. Elle le veut plus que tout, tomber dans les bras de quelqu'un d'autre. Se laisser emporter par la valse. Pourtant, il faut rentrer et tête basse, Jessie affronte la réalité.

Un pas dehors, et une brise l'attaque, soulève à peine la légère robe blanche dans laquelle la blonde se pavane. Elle réarrange sa chevelure, secouée par le vent, et enfonce les clés dans la serrure pour emprisonner le rêve au rang d'idéal. On dirait une demoiselle portée par le ciel, mais qui s'attache à avoir les pieds sur terre, qui se contraint de rester raisonnable. Raison cruelle et méprisante qui lui a déjà fait tout perdre. Elle balaie tout le passé, tout l'avenir, et elle marche dans l'allée en admirant cette utopie à laquelle elle a déjà pu assister. Les sublimes villas, les femmes magnifiques, les maris droits et aimants, les enfants joueurs mais sages. Un monde qui prend sens dans ce quartier. Un monde duquel Jessie a été rejetée. Et ses prunelles sont alors attirés par l'une de ses voitures luisantes à un soleil couchant, aux phares intacts, et à la beauté divine. L'une de ses vieilles voitures qui mugissent de plaisir, qui vous rappellent le bon temps où l'on soulevait la jupe à la banquette arrière. Voiture d'un rouge éclatant, dont la blonde ne connaît pas le nom, mais que son ex-mari aurait su nommer sans le moindre souci. A la voiture, un homme. Blond ou presque, à la chevelure aux reflets roux, au regard clair. Anormalement familier. Et ça la percute moins d'une seconde. Cet homme, elle en a rêvé, elle se souvient de ses mots doux, de ses promesses, de ses sourires, de ses baisers, de son amour. Tout lui revient en pleine poitrine, et elle suffoque. Jessie sent sa poitrine se soulever dans un rythme irrégulier, mais peu lui importe. Il est là, devant ses yeux ébahis alors que dans les siens, ses cils ramassent quelques larmes. Elle a envie de crier, de hurler, de l'embrasser, de fondre dans ses bras, et d'y pleurer pour l'éternité. Elle a envie de tout recommencer, de l'aimer encore une fois. Ses jambes sont victimes de sa dévotion, et elle se rue vers lui en courant dans sa robe pâle. Elle court jusqu'à lui, et arrive essoufflée, des larmes blotties dans le creux des yeux, retenant difficilement la douleur qui la traverse:

«  Melville., elle marque un temps, le temps de reprendre son souffle, de ne pas l'effrayer, de se calmer, de les revoir adolescents amoureux et rêveurs. Elle aimerait lui dire qu'elle regrette, qu'elle le veut, qu'elle a besoin de lui, de rêver, de vivre leur rêve comme ils auraient dû. Mais, elle se souvient de la dernière dispute, et quand sur son visage coulent les perles de son chagrin en silence. Pardonne-moi. Je regrette tellement. »

Elle n'y peut rien, les sanglots s'ensuivent, elle essuie le tout d'une traite par son avant-bras et étouffe quelques reniflements en lui affichant un sourire contrit. Un sourire qui veut dire qu'on va bien, quand tout va mal.

_________________
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i know, there is no tomorow ✻ if this is my last night with you, hold me like i'm more than just a friend, give me a memory i can use. 


Dernière édition par Jessie Blossom le Dim 4 Juin - 14:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: dream (melville) Lun 22 Mai - 23:53

Open my eyes yeah, it was only Just A Dream
Melville Abernathy & Jessie Blossom
Rouge. Une remarque de ma soeur a suffit pour faire germer cette idée dans ma tête. Elle avait raison, je ne pouvais pas ne pas avoir de voiture de cette couleur qui semble-t-il est la notre selon ma soeur. Je n'ai jamais vraiment réussi à la contredire. Elle avait raison, c'est tout. Une voiture de plus dans mon garage faut croire. Le rouge... Cette couleur qui m'est à la fois si dure, si profonde et si agressive. Elle me rend agressif, la couleur du sang, la couleur de mes murs, cette couleur qui se fond dans mes yeux quand la colère me prend. J'avais, je l'avoue, longtemps hésité à me payer une voiture d'une telle couleur. J'y pensais depuis quelques années et faut dire que ma soeur et sa persuasion, je n'ai pas su dire non. J'avais fait cette acquisition folle en ligne. C'était la première fois que je ne voyais pas mon bijou avant la transaction. On allait la livré dans la journée, entre neuf heures et dix-huit heures trente. Ils étaient censé me lancer un coup de fil avant d'arriver, mais ce n'était jamais les meilleurs pour ça. Ces hommes, je les engageais souvent lorsque j'avais de lourds chargements, ou des chargements importants que je ne pouvais pas transporter moi-même.

Mon portable a fini par sonner et cette sonnerie, je savais que c'était eux. Je décroche dans l'immédiat un peu énervé, dix-huit heures trente-trois, toujours pas là. « Vous êtes où putain. Je vous attend depuis ce matin! » Déjà, je crois que je leur ai coupé l'herbe sous les pieds. Il ne savait pas comment me répondre. Le téléphone a changé de main, j'en suis sûr. Le plus jeune n'arrivait jamais à me répondre quand j'étais grognon comme ça. « Boss. On a la voiture, le mec allait nous refourgué la mauvaise, je lui ai foutu une raclé. On arrive dans quinze minutes. » J'ai raccroché sans dire un mot de plus. Je savais que je devais me pointer pour acheter une voiture, mais je crois que mon nom a sauvé le coup cette fois. Je ne referai plus jamais cette erreur et je crois que ce vendeur non plus. Il sera grassement payé pour ce transport.

J'ai baissé mes yeux vers ma montre après un certain temps et ce quinze minutes étaient passé. Je me suis levé, j'ai replacé ma chemise blanche avant de sortir par devant, les mains dans les poches. Au même instant, je vois le camion s'engager dans mon allée. Je me racle la gorge en faisant quelques pas. « Laisse-là dans l'entrée Sergio. » Je contourne le camion pour me retrouver devant ce dernier. J'ai glissé ma main dans mes cheveux en voyant les voitures trop nombreuses. Je n'aimais pas les visites immobilières et il fallait que ce soit la villa voisine à la mienne. J'ai soupiré longuement avant de revenir sur mes pas. Je la vois se glissé sur la chaussée et mon sourire se fait plus que présent. J'ai valsé d'un pas rapide vers elle et je l'ai frôlé des doigts. une merveille. Une fois les quatres roues au sol, je fais signe à Sergio de foutre le camp et il l'a fait en silence.

J'ai soulevé le capot pour voir le moteur. J'ai glissé mes mains dans les entrailles de ce bijou avant de lever les yeux pour replacer quelque chose. Après un moment, des pas dansèrent la gigue derrière moi. Fronçant les sourcils, je me suis redressé en passant mes mains tachées de graisse et d'huile, contre ma chemise pour les essuyer. Quand j'ai posé mes yeux sur cette robe blanche, ma mâchoire s'est tendue. Je me suis redressé bien droit au moment que j'ai croisé ses yeux. J'ai refermé le capot d'une main avant de m'y asseoir. Je tâte mes mains l'une avec l'autre en serrant un peu plus les deux. Ses larmes m'attaquaient le coeur comme des lames de couteaux. Sa voix déchire le ciel et je n'ai plus envie de parler, de dire un mot. Ses sanglots me  torture et je n'ai plus envie de la regarder. Je me tourne pour lui faire dos et contourne ma toute nouvelle Buick Elecktra 1960 et passe furtivement mon visage contre mon épaule. « Pourquoi est-ce que tu viens chialer chez moi? Tu crois pas que t'en as déjà assez fait? » Elle aurait pu vivre avec moi, être avec moi, avoir tout ce qu'elle voulait, mais non, elle s'est fiancée avec un autre pendant que moi je me battais pour me défaire des miennes. Pour elle. Elle ne l'a jamais su. Elle a perdu sa chance.

_________________
    Why did love put a knife in my heart? Why did love open up my scars? Why did love put a knife in my heart? In my bed, in my head, in my heart Was it for redemption? Was it for revenge? Was it for the bottle? Was it for the ledge? Was it for the thrill of pushing my hope to the edge? Why did love, why did love put a gun in my hand?
    RIUM.
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